Les données 2026 pour Haïti montrent un paradoxe: 10,1 millions de connexions mobiles dont plus de 97% en 3G/4G, mais seulement 4,69 millions d'internautes. L'infrastructure mobile progresse plus vite que l'adoption réelle d'internet, avec un fossé important entre zones urbaines et rurales.
Les données 2026 pour Haïti montrent un paradoxe: Selon DataReportal, 10 millions de connexions mobiles pour environ 15 millions d'habitants, dont 97% en 3G/4G, mais seulement 4,6 millions d'internautes et 2,9 millions d'identités sur les réseaux sociaux. Autrement dit, presque tout le monde a un téléphone connecté au réseau, mais à peine 39% de la population est réellement en ligne, ce qui rend crucial tout ce qui passe par WhatsApp, Facebook, SMS et appels vocaux plutôt que par de longs formulaires web.
Dans la région Caraïbe, les forums sur la gouvernance de l'internet mettent en avant les mêmes tensions: ambitions de « société numérique » d'un côté, coût de la data, qualité réseau et inégalités géographiques de l'autre. Haïti, avec une population très jeune (médiane 24,1 ans) et une forte diaspora, illustre ce décalage entre une jeunesse hyper connectée socialement et un manque de contenus éducatifs, culturels et économiques adaptés en français et en créole.
Pour les entreprises et organismes haïtiens, la priorité est de mieux comprendre les usages réels: enquêtes WhatsApp, micro-sondages audio, panels de jeunes dans les quartiers pour savoir comment ils consomment la data (TikTok, jeux, apprentissage informel, business). Sur cette base, il devient possible de concevoir des offres « low-data, high-culture »: contenus audio en créole, formats hybrides offline/online, services payables en cash ou mobile money qui respectent la réalité du pouvoir d'achat.
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